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AccueilMise en avantMédical Protocoles d'anesthésie-réanimation obstétricale : 2e édition
La salle de naissance est un univers complexe et dynamique où travaillent ensemble des spécialités différentes qui n’ont pas forcément les mêmes priorités, les mêmes visions ni la même organisation des tâches. La charge de travail, le flux des parturientes et le stress y sont élevés. Tout est donc propice aux erreurs de jugement, de prise de décision et de traitement lors de la survenue d’une complication ou d’une situation critique. La préparation de tous les acteurs (médecin, DES, DIS et IADE ) aux situations de crise en obstétrique passe donc obligatoirement par l’adoption et la diffusion de protocoles de soins et d’algorithmes de traitement connus de tous. Mais ces protocoles ne doivent être que la première étape de la sécurisation de la prise en charge des parturientes. Ils doivent s’accompagner d’une utilisation optimale des ressources, d’une meilleure compréhension mutuelle des rôles de chaque membre de l’équipe multidisciplinaire et de l’adoption de comportements communs destinés à améliorer la sécurité et à diminuer les erreurs.
Sous la direction de Philippe Dailland
Monique Berl, praticien hospitalier, Hôpital Cochin- Saint Vincent de Paul, GHU Ouest Philippe Dailland, praticien hospitalier, Hôpital Necker-Enfants-Malades, GHU Ouest Laurence Dubois, praticien hospitalier, Hôpital Pitié-Salpétrière, GHU Est Haithem Jaber, praticien assistant, Hôpital Necker-Enfants-Malades, GHU Ouest Julien La Rosa, chef de clinique-assistant, Hôpital Necker-Enfants-Malades, GHU Ouest Eric Vantalon, chef de clinique-assistant, Hôpital Necker-Enfants-Malades, GHU Ouest
Interview du docteur Philippe Dailland: À qui destinez-vous le livre, médecin, DES, IADE, DIS…, car vous évoquez tous les acteurs de la salle de naissance dans votre introduction ? En salle de naissance, la charge de travail, le flux des parturientes et le stress sont élevés. Tout est donc propice aux erreurs de jugement, de prise de décision et de traitement lors de la survenue d’une complication ou d’une situation critique. La préparation de tous les acteurs (médecin, DES, DIS et IADE) aux situations de crise en obstétrique, qu’ils travaillent quotidiennement ou de manière intermittente en maternité, passe donc obligatoirement par l’adoption et la diffusion de protocoles de soins et d’algorithmes de traitement connus de tous. L’une des préoccupations majeures des auteurs est la sécurité et vous insistez sur la notion de coopération interdisciplinaire : quels progrès reste-t-il à faire ? La réduction significative de la mortalité en obstétrique est la conjonction des nombreuses actions de nature réglementaire et d’amélioration des prises en charge médicale, au premier rang desquelles on peut placer l’amélioration des compétences des acteurs dont ce livre de protocoles est le témoin. L’analyse systémique des événements indésirables graves objective encore trop souvent un défaut d’organisation et de communication entre les équipes. Ces protocoles ne doivent être que la première étape de la sécurisation de la prise en charge des parturientes. Ils doivent s’accompagner d’une utilisation optimale des ressources, d’une meilleure compréhension mutuelle des rôles de chaque membre de l’équipe multidisciplinaire et de l’adoption de comportements communs destinés à améliorer la sécurité et à diminuer les erreurs. Cette nouvelle édition est notablement plus imposante que la précédente : maladies rares, obésités, toxicomanie… Quels sont les nouveaux risques en anesthésie-réanimation obstétricale ? L’amélioration de la prise en charge des pathologies maternelles sévères incite de plus en plus ces patientes à mener une grossesse. Il est donc nécessaire de réfléchir à la prise en charge spécifique de telles patientes et de mettre en place des protocoles adaptés. Cependant, le vrai « nouveau » risque en anesthésie-réanimation obstétricale est celui de la pression de production. Ces patientes sont admises en plus grand nombre dans les maternités de niveau III sans que les moyens en personnel et en matériel augmentent, et les équipes d’anesthésie peuvent très vite se retrouver en difficulté. Propos recueillis par Emmanuelle Lionnet, octobre 2011. Nous vous conseillons également
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