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AccueilMédicalMédecine générale La médecine psychosomatique : un mythe devenu réalité ?
Deux médecins, l'un clairement psychiatre, l'autre aussi clairement somaticien (d'une spécialité pointue, la néphrologie) entament une relation épistolaire. Ils s'étonnent de pouvoir si aisément se parler du même objet : la personne des malades, la personne atteinte d'une maladie. Aussi décident-ils au fil des échanges de « creuser » ce sujet d'une médecine psychosomatique et du regard porté sur le signe. La seule contrainte que les deux auteurs se sont donnés a été de partir de la clinique pour passer par une théorisation, ou plutôt, par des théorisations ou conjectures, pour aboutir à des propositions de formation, de changement de regard. Simon-Daniel Kipman est au coeur des mouvements qui ont parcouru la psychiatrie française et mondiale ces dernières décennies. Fondateur de la Fédération française de psychiatrie, président d'honneur du Syndicat des psychiatres français, ancien rédacteur en chef de la revue Psychiatrie française, il a été fellow de l'Association américaine de psychiatrie, président du comité de liaison avec l'Association des psychiatres d'Amérique latine. Il est président de la section « Psychanalyse en psychiatrie » de l'Association mondiale de psychiatrie. Extrait: «Deux parce que deux auteurs, deux points de vue, deux approches (psychique et/ou somatique , psychosomatique ?). Sombrerions-nous d'emblée dans un dualisme que, par ailleurs, chacun de nous deux aurait tendance à dénoncer ? Soyons clairs : choisir de nous écrire plutôt que de débattre sur le sujet puis rédiger ensemble la conclusion de notre discussion présentait l'avantage, à nos yeux, de maintenir deux positions parfaitement distinctes. En relisant nos échanges épistolaires, il nous est apparu qu'il nous fallait moins nous justifier qu'expliquer notre méthode. Il nous fallait aussi conclure, ou du moins tenter de rassembler nos idées. D'où cette présentation de la méthode intitulée deux parce qu'elle est deuxième ; d'où, à la fin de l'ouvrage, cette fausse conclusion intitulée trois. Donc deux. Deux médecins, au soir de leur exercice, l'un clairement psychiatre, l'autre aussi clairement somaticien et plutôt spécialiste (d'une spécialité pointue), se rencontrent. Ils s'étonnent de pouvoir si aisément se parler du même objet : la personne du malade, la personne atteinte d'une maladie. Aussi décident-ils de « creuser » un peu le sujet. Écrire à quatre mains, à deux têtes n'est pas une mince affaire : adieu la démarche associative, les associations plus ou moins libres auxquelles nous tenons tant ; adieu la part « méditative » et solitaire de l'écriture et de la recherche ; adieu la liberté des temps de la réflexion et de l'écriture. En débattant, deux se seraient peut-être éloignés du plaisir de penser librement (car il y a dans la pensée du risque, de la douleur mais aussi un immense plaisir). Or, nous tenions l'un et l'autre à prendre du plaisir à ces échanges, prendre du plaisir à « frotter notre cervelle à celle d'autrui ». Il n'y a pas de bonne réflexion même et surtout scientifique sans cette part de plaisir, d'excitation, de poésie.» Vidéo de l'auteur
B. WEIL
, S.-D. KIPMAN
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